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Cartes du monde:
Les royaumes
"Conquis par le fer, Unis par la foi !"
Devise de lEmpire de Fer
Géographie
De loin le plus puissant empire au nord de la mer Intérieure,
lEmpire de Fer est aussi le plus grand. Son territoire, divisé
en sept provinces, rappelle les sept enfants du premier empereur: Amberia,
Astoria, Belgarde, Morensia, Valencia, Lucillias et Brigantia. Des plaines
du centre aux montagnes de Fer, des vallées secrètes aux
landes hostiles de Brigantia, lEmpire a autant de visages que
ses milliers dhabitants et au moins autant de secrets. Les provinces
ont leur propre agriculture, leur climat et leurs saisons.
LEmpire est la dernière civilisation avant les contrées
Barbares. Des montagnes Iranaak aux Brûmantes, un mur immense
créé par lhomme sépare lEmpire des
contrés Barbares. Les sommets dArturia sont isolés
par les montagnes Iranaak. Au sud, cest la mer Intérieure
qui sert de frontière, alors quà lest, on
retrouve la forêt Profonde et Ventelassianas. Tout le nord et
le nord-est du royaume est bordé par la mer de Feu, sauf pour
les Brûmantes qui servent de frontière à Eorath.
Politique
Depuis quAmberion a réuni les tribus pour les placer
sous sa bannière, lEmpire est régi par les descendants
directs de son premier fils, Amberius, et ceci, depuis plus de mille
ans. L'empereur actuel se nomme Anterius III, fils aîné
de Amberius IV, il règne depuis déjà dix ans. C'est
un homme tempétueux, cruel, qui accorde plus d'intérêt
à ses maîtresses, aux joutes et aux fêtes qu'à
la prospérité de son empire. Sa femme, l'impératrice
Wilhelma, est une belle femme reconnue pour ses excès et ses
goûts extravagants et coûteux.
Malgré cela, l'Empire connaît, depuis les trente dernières
années, la paix et une relative prospérité qui
n'a pas été vue depuis le règne de Barrius II,
dit le Sage. Tout le monde pense, mais point trop fort, que ceci est
dû à la diligence du Saint Patriarche Antonius VII qui
est, sur bien des points, le vrai régent de l'Empire.
Religion
Berceau de la religion de Sator, fils aîné de lÉglise
et siège du Saint Patriarche, lEmpire de Fer est aussi
lEmpire de Foi.
Le culte de Sator est régi par une hiérarchie complexe
qui comporte une douzaine déchelons; du simple prêtre
aux Archiopators, tous obéissent au Saint Patriarche, qui exerce
sa fonction à vie. Son autorité dans l'Empire est incontestable,
plus d'un empereur s'est plié aux exigences et aux lois de l'Église
ainsi quaux volontés du Patriarche.
Dans lEmpire, les enfants sont placés sous la protection
de Sator dès la naissance, par le baptême. Tous les natifs
de lEmpire reçoivent le baptême et les personnes
immigrantes sont fortement encouragées à le recevoir aussi.
En principe, la religion de Mithera est tolérée. En
principe seulement, car, depuis les réformes imposées
par le Conseil des Archipators, les fidèles de Mithera sont persécutés
comme les autres hérétiques et même, martyrisés
par le haut clergé.
Canonisés par l'Église, Amberion et ses enfants sont
implorés et priés pour leurs qualités et leurs
bénéfices. Amberion est le saint patron de la noblesse.
Amberius, dit le Grand, a son ascendant sur la chevalerie et le courage.
Saint Astor, dit le Bel, est le patron de la musique, de la poésie
et du savoir. Belgar, dit le Juste, est imploré pour la vérité
et le respect de la loi. Moren, le Sombre, est le gardien des morts.
Valenne, dite la Sage, est la voyante et la mystique. Lucilla, la Douce,
est la guérisseuse et la gardienne des rêves. Alors que
Brigitte, dite la Fière, est la sainte patronne des guerriers
et des combats.
Population
Population fière et combative, les Impériaux ont, plus
que tout autre peuple, vécu la guerre, pleuré leurs morts
et forgé des armes. Ils savent que la paix du monde connu est
due à leurs régents autant quà leurs pères
morts au combat et cela fait deux un peuple fier et uni. Car,
malgré lapparente diversité politique des provinces,
une histoire et une foi commune rassemblent les habitants de lEmpire
de Fer. En général, la population est constituée
de paysans, car le temps présent est un temps de paix, mais tous
les paysans ont une épée familiale au faîte de leur
cheminée et les hommes en sont encore à la polir. Les
hommes et les femmes de lEmpire ont de solides valeurs familiales
et les familles sont en général nombreuses, surtout dans
les campagnes. Les femmes se consacrent à léducation
des enfants, mais des femmes guerrières, il y en a eu et il en
aura encore. Laspiration à la subsistance, à la
survie et à la réussite coule dans les veines de ce peuple,
cest pourquoi les jeunes partent très tôt pour former
une famille.
Les villes
Amberia
Avec ses demeures et ses pavés de pierres, Amberia témoigne
des premières entreprises humaines dun royaume. Cest
la plus ancienne et la plus grande des cités de l'Empire. Cest
aussi le siège de la famille dAmberius, premier fils d'Amberion,
et lemplacement du grand Palais Impérial. Actuellement,
Anterius III en est son prince ainsi que son empereur. Modelée
sur les goûts de son régent, la ville est le théâtre
de fêtes, de festins et de joutes à chaque nouvelle lune.
Cest aussi à Amberia que lon retrouve la Grande
Cathédrale de Sator, au cur de la Sainte Cité. Cette
cité est, à toute fin pratique, une ville à l'intérieur
d'une ville; avec ses propres lois, sa propre armée en ses propres
murs. C'est ici que réside le Saint Patriarche et sa suite d'Archipators,
le haut clergé de lÉglise.
Grâce à un climat doux et tempéré du sud,
la province d'Amberia est fertile et prospère. Ses familles nobles
sont parmi les plus ancestrales et les plus puissantes de l'Empire.
C'est la riche tradition militaire qui les unit et qui amène
les joutes et les guerres si caractéristiques de cette région.
Le peuple, majoritairement composé de paysans, est fier d'être
les Impériaux parmi les Impériaux, et si parfois la vie
est un peu dure, la Sainte Église de Sator est tout près
et leur donne le courage de continuer et la force nécessaire
pour ne pas se plaindre.
Astoria
La plus grande ville portuaire du vieux monde, Astoria, est un riche
centre multiculturel. Son fondateur, Astor, le deuxième et plus
aimé fils dAmberion, en fit, dès son ascension,
un lieu de poésie et de tradition lyrique. De génération
en génération, les traditions ont perduré et c'est
ici que l'on retrouve la plus grande université et la plus imposante
bibliothèque du monde connu.
Lactuelle régente est la princesse Astrid V. Femme d'esprit,
veuve depuis près de vingt ans, sa cour est un resplendissant
hommage à la tradition de l'amour courtois.
La province dAstoria est riche. Ses champs verts sont généreux
et ses eaux, prolifiques. Autant dabondance rend les paysans et
les pêcheurs heureux et le peuple voue à sa princesse un
respect et un amour qui ne sont égalés nulle part ailleurs
dans lEmpire. Les influences du royaume elfique voisin sont tangibles
autant dans l'art, dans la vie culturelle que dans les mets et les murs.
Belgarde
Au nord de l'Empire, au pied des Brûmantes; perché sur
la côte de la mer de Feu et à la limite du monde civilisé,
il y a la grande et glorieuse citadelle de Belgarde. Ainsi nommée
daprès son fondateur, Belgar le Juste. Au fil des siècles,
les petites communautés ont créé une cité
au pied de la citadelle.
Belgarde est le haut siège des Templiers de Sator, le plus
grand et ancien ordre du monde connu. Traditionnellement, le Prince
de la citadelle possède aussi le titre de Haut Templier; il est
le maître de cette armée de juges et de militaires. Le
Haut Templier est aussi le juge suprême de toutes les cours de
loi de l'Empire, ses décisions dans l'application des lois étant
même supérieures, en théorie, à celles du
Patriarche ou de l'Empereur.
Le prince actuel est Belgonde II, un homme pragmatique et judicieux.
Depuis toujours, la province de Belgarde est pauvre; le climat est hostile
et les ressources, maigres. Le peuple, guerrier, est fier et indomptable.
Journellement, les habitants de Belgarde résistent aux incursions
des barbares de la mer de Feu et aux créatures qui descendent
des montagnes. Ils ont des relations tendues avec le royaume de Mithera
au nord et il y a fréquemment des conflits entre les deux voisins.
Morensia
Dans les vastes plaines centrales, une grande cité a été
érigée sur le site de la plus importante bataille menée
par Amberion. Morensia, ou la cité des morts, est une ville austère
et sobre aux murs gris, ternis par le vent et la poussière qui
monte des plaines. Malgré cela, des centaines de pèlerins
sy rendent chaque année pour se recueillir et se livrer
à la contemplation et au deuil.
Son régent actuel, Morek IV, est un homme pieux et intelligent;
il a su améliorer le sort de son peuple en augmentant la production
de fer et le troc avec les autres royaumes. Depuis toujours, cest
la proximité des montagnes de Fer qui contribue à rendre
la province plus prospère.
Les plaines qui couvrent lensemble de la province sont largement
infertiles et hostiles, la population est donc majoritairement constituée
dartisans et de commerçants qui mènent une vie austère
et simple.
Valencia
Mystérieusement, le site où est la cité était
une ruine lorsque Amberion fit de Valencia une de ses provinces. Déjà,
lorsque les premières tribus vinrent s'installer dans les plaines
environnantes, les ruines de Valencia repoussaient les hommes; on les
disaient hantées et maudites. Ce n'est que lorsqu'elle fut donnée
à Valenne, la plus âgée des filles dAmberion,
que la reconstruction commença. Valenne fit reconstruire les
tours, les temples et créa des jardins pour les entourer. En
moins de dix ans, on ne put percevoir lombre de la présence
de cette mystérieuse et ancienne cité fantôme.
Aujourdhui, la cité est un centre de philosophie et de
magie. Elle est de loin la cité la plus ouverte de l'Empire,
autant aux étrangers qu'aux nouvelles idées. Sa protectrice,
Valiena III, est une sage et une prophétesse comme sa mère
avant elle, et sa grand-mère avant elle et ainsi de suite, depuis
Valenne elle-même. Située sur la côte de la mer Intérieure,
la province de Valencia jouit d'un climat doux et de terres relativement
fertiles. Les habitants, à la fois plus et moins superstitieux
que ceux des autres provinces, profitent dune tradition spirituelle
qui est jugée acceptable à Valencia. La noblesse entretient
des relations polies, mais froides avec les voisins de l'ouest.
Lucillias
Située dans une vallée fertile et cachée, la
ville de Lucillias est le lieu d'une des plus anciennes et sacrées
chapelles de Sator, la Chapelle de Lucillias. C'est ici quAmberion
fut transporté après sa défaite à la bataille
de Merevick contre les Orcs noirs. Au seuil de la mort, les prêtresses
de Lucillias le ramenèrent à la vie. Par la suite, cest
encore ici quil fut baptisé au nom de Sator. Avec un renouvellement
de sa foi et un plus grand sens de la délivrance du Créateur,
Amberion quitta la vallée de Lucillias pour mener sa conquête
à terme, de victoire en victoire.
C'est Lucillia, sa deuxième fille, nommée en souvenir
de l'endroit, qui hérita de la vallée et de la province.
Le régent actuel de la ville, Lucas VII, un homme que lon
dit intriguant et ambitieux, cherche à accroître l'influence
de sa région dans l'Empire. À lintérieur
de ses montagnes, la province de Lucillias est constituée de
vallées fertiles. Ce sont ces terres qui assurent la subsistance
aux paysans qui sont pauvres, mais braves et fiers.
Brigantia
L'immense forteresse de Brigantia garde la porte de l'Ouest contre
les invasions de barbares et d'Orcs. Son mur fut construit par Brigitte,
la plus jeune des filles de Amberion, lors de sa succession. Ce mur
s'étend des Brûmantes, au nord, jusqu'au montagnes Iranaak,
au sud. La cité, qui s'est établie au pied de la forteresse,
est aussi sombre et dure, ses murs sont de fer, ses tours, d'acier,
et jusqu'à ce jour, elle n'est jamais tombée.
Brigor III, fier descendant de la valeureuse Brigitte, est un guerrier
redoutable et un stratège incomparable. Il règne avec
une main de fer et ne tolère aucune dissidence.
Si le climat est dur dans la Province de Brigantia, les hivers, longs
et les étés, froids, son peuple n'en est qu'endurci. Les
vagues de barbares qui viennent se briser sur les parois de Brigantia
sont nombreuses et incessantes. D'où la vaillance et l'austérité
de son peuple qui est guerrier et militaire.
Présent
Plus que tous les autres royaumes, lEmpire sent que cest
sa responsabilité et son devoir daller vers ces nouvelles
contrées. Beaucoup dImpériaux seront du voyage lorsque
les premiers vaisseaux partiront sur locéan. Pour le mystère
et les richesses, mais aussi parce quaucun pas dans lhumanité
ne sest fait sans eux et les Impériaux sont fiers. LÉglise
de Sator ressent limportance de partager la foi de Sator, alors
que la noblesse et lempereur voudraient conquérir ce nouveau
territoire.
Surplombant le vieux continent comme la mer de Feu, Eorath est pour
les mortels un peu de mystère.
Eorath
Géographie
La berge est constituée dune lande rocheuse et crevassée
où le vent du large sengouffre violemment. Constamment
entourée de brumes épaisses, la silhouette dEorath
est difficile à discerner, ce qui ajoute à sa réputation
de lieu légendaire. Malgré limpression dhostilité
qui se dégage de cet accueil, lintérieur des terres
est couvert de forêts mousseuses et verdoyantes. On dit de ces
forêts quelles sont pleines de créatures féeriques
et imprévisibles, de dolmens immuables, de sources pures et cristallines
et que seul un druide peut y retrouver son chemin. Comme peu de gens
sensés sy aventurent, les habitants résident dans
les villes ou les hameaux qui les environnent. Au sud, Eorath est bordé
par les Brûmantes, chaîne de montagnes frontalière
qui le sépare de lEmpire, alors quau nord, à
lest et à ouest, cest la mer de Feu qui lentoure.
Politique
Le royaume dEorath est gouverné par un roi, bien que
celui-ci ait une influence modérée sur les affaires du
royaume. Le territoire est réparti entre les barons, qui administrent
leurs terres selon les principes du système traditionnel féodal.
LOrdre des chevaliers dEorath, le plus convoité et
réputé honneur de la chevalerie, assure la paix dans le
royaume. Et, quand rien ne trouble la paix, comme depuis quelques années,
les chevaliers sont appelés en des croisades religieuses ou mystiques.
Lautre pallier de la politique est assuré par le Cercle
des prêtresses et des druides, qui a une influence importante
dans la noblesse. Le Cercle représente la foi ancienne et la
déesse ici-bas, et cet emblème du pouvoir est suffisant
pour le faire craindre et respecter par tous. Malgré cela, le
Cercle intervient sporadiquement dans les affaires politiques, limitant
son ascendant aux choses spirituelles.
Religion
Aussi loin que la mémoire des hommes peut remonter, Eorath
a toujours été le siège de la religion de la Mère
Mithera et de lAncienne Foi. Encore maintenant,
seule la religion de Mithera est reconnue officiellement, bien que toutes
les religions soit acceptées, toutefois avec un certain dédain,
voire une certaine pitié. Cest à Dal Acaïde
que règne formellement le Cercle des prêtresses et des
druides dEorath, bien que leur puissance se fasse sentir partout
dans le royaume.
Tous les natifs dEorath prient Mithera, tous la respectent et
la craignent. Les hommes vénèrent plus souvent la facette
de la Mère qui est reliée à la terre: la nature,
ses éléments imprévisibles et mystérieux;
alors que les femmes font appel à la déesse de la fertilité,
de lenfantement, la protectrice des femmes. Les fêtes du
printemps et de lautomne sont des célébrations mystérieuses
et enivrantes qui se déroulent pendant plusieurs jours; pour
un peu, on pourrait croire que le monde des esprits rejoint celui des
hommes.
Population
Le royaume dEorath est constitué dune population
assez homogène. Bien que ce ne soit plus aussi vrai, les natifs
dEorath ont longtemps demeuré exclusivement dans leur royaume.
Ils sont donc souvent reconnus comme des gens indépendants et
dignes, qui se singularisent par leurs croyances spirituelles hors du
commun. En effet, les Eorans donnent limpression (parfois dérangeante
pour les plus terre à terre) davoir une confiance infinie
dans la vie et dans le futur. Ils ont des manières directes,
même un peu rustres, et des goûts conformes à leur
mode de vie traditionnel. En général, ils vivent une vie
simple et peu matérialiste et certaines des communautés
les plus reculées pratiquent encore le troc. Dans toute la société,
léducation des enfants et la maison sont les domaines absolus
des femmes; chez les nobles, elles sont consultées au plan politique,
mais cest lhomme qui répond de la dimension militaire.
On peut compter sur les Eorans pour être braves, sincères
et confiants dans lavenir. Eorath compte une communauté
de nains établie depuis fort longtemps à Dal Tarangast.
Ces nains continuent à vénérer leurs divinités
bien quils aient aussi un grand respect pour lélite
religieuse dEorath.
On appelle les habitant de Eorath les Eorans ou les Eoranes.
Les villes
Dal Acaïde
Dal Acaïde, pour ceux qui ont déjà pénétré
dans ses murs, est un lieu magique et grandiose, qui respire une sérénité
mystérieuse associée aux choses de lAncienne Foi.
Peu de gens sont admis en ce lieu, qui est réservé aux
élus de la Mère. Tous les gens qui y vivent ont prononcé
leurs vux et y font, au quotidien, lapprentissage de la
foi. Les gens ici sont calmes, confiants et près de leur déesse.
Les druides, fidèles de la foi ancienne, sont peut-être
moins nombreux, mais tout aussi respectés que les prêtresses.
Cest dailleurs le premier lieu de pèlerinage pour
un druide qui ressent lappel des forces naturelles.
La ville, administrée comme une grande communauté monastique,
est dirigée par le Cercle des prêtresses et des druides,
présidé depuis plusieurs années par Elliopée,
la Grande Dame et Grande Protectrice dEorath. Beaucoup de mystère
entoure la Grande Dame, qui représente le pouvoir spirituel depuis
un temps reculé. Elle a gouverné avec le dernier roi et
avec son père avant lui, mais, bien que des hypothèses
soient faites sur son âge, elle na toujours pas nommé
dhéritière pour lui succéder.
La ville est construite sur une colline et ses tours donnent sur la
mer. Comme Dal Acaïde na pas de murs, cest la forêt
dense et profonde qui lentoure qui décourage les curieux
de venir sy risquer sans escorte.
Dal Tarangast
Capitale de son royaume et siège de la royauté, Dal
Tarangast est la grande ville dEorath. Ses murs, érigés
par des nains, forment une impressionnante fortification doù
sélève la bannière des Armogast, famille
royale dEorath depuis des générations.
La ville tient lieu de point de rassemblement pour les troupes armées
et les nobles autant que de lieu de festivités. Cest dailleurs
le plus grand centre de population du royaume.
Depuis que Kildric Armogast a remplacé son feu père,
le roi Uthien Armogast, Dal Tarangast est beaucoup plus animée
et on ne peut quen imputer la responsabilité au fougueux
tempérament du jeune roi. Effectivement, celui-ci a des idées
beaucoup plus modernes que ses ancêtres et si, au départ,
cela a surpris les barons les plus conservateurs, tous sont maintenant
rangés derrière le monarque qui entend faire une place
à son royaume dans la politique externe. Les habitants de la
ville sont heureux de leur régent et les fêtes, courantes,
ont rarement été aussi animées.
Belrocaïl
La ville ayant le plus de contacts avec les autres royaumes est sans
conteste Belrocaïl, le port marin dEorath. Cest une
ville de commerçants et de marins beaucoup plus moderne et ouverte
que les autres villes. Malgré cela, les habitants de la ville
sont des gens traditionnels, quelque peu superstitieux, qui mènent
une vie rude sur la mer. Le baron Tarthem Belrocaïl est un homme
expansif qui dirige sa ville de concert avec le groupe de marchands
de sa région. Il encourage les échanges commerciaux, surtout
avec le royaume des elfes, et est parmi ceux qui profitent le plus du
changement de règne. À Belrocaïl, la vocation de
marinier et de pêcheur est dans le sang des hommes et la réputation
des capitaines de navire dEorath vient surtout de celle des capitaines
de Belrocaïl.
La cité portuaire compte de nombreux postes de traite et auberges.
Les demeures, construites en pierre pour résister aux caprices
du temps, abritent des familles souvent nombreuses. Au plein centre
de la ville, un énorme dolmen de pierre tient lieu de point de
repère et a donné son nom à la ville: Belrocaïl,
qui vient en fait de «belle rocaille». Tous et chacun savent
que de passer par le centre de la ville sans faire le tour du menhir
porte malchance et donc, depuis des centaines dannées,
cette coutume est dûment observée.
Présent
À ce jour, les Eorans expriment un intérêt partagé
pour le nouveau continent et bien des théories sont émises
sur les possibles mystères entourant ce lieu. Le roi a émis
un édit qui stipule quil est prêt à financer
tout aventurier qui voudrait aller en ce nouveau royaume afin de représenter
le royaume dEorath. Des rumeurs laissent entendre que des membres
du Cercle prendront part au voyage bien quon ne peut supposer
quel serait lintérêt des élites religieuses
dans une telle entreprise.
« Jamais je neus cru quune lumière aussi
forte puisse se présenter et ébranler mes convictions
les plus profondes. »
Héléna de Santerre, ancienne clerc de Sator
Les sommets DArturia
Géographie
Cest une région montagneuse, remplie de lacs, de cours
deau traîtres et de terres très hostiles au déplacement.
Ces frontières inspirent la craintes aux communs des mortels
et semblent clamer: «Viens, si tu oses
». Au sud,
un long canyon forme la frontière avec le Royaume du Sud. Au
nord-est, les hautes montagnes Iranaak rendent la communication excessivement
difficile avec lEmpire de Fer. À louest, une région
volcanique qui menace dentrer incessamment en éruption
motive les barbares de lOuest à emprunter des routes plus
sures pour se rendre vers les autres royaumes. Deux cités-états
fortifiées servent de portes dentrée de la région.
Au nord, la cité de Tyrael, située en flanc de montagnes,
et au sud, la cité de Liloah, située à proximité
du canyon de Kanda. À lintérieur dArturia,
il existe des routes principales qui relient les cités. Le reste
du territoire est couvert dune pierre dure et infertile qui rend
lagriculture ardue.
Politique
Loracle est un monarque absolu et il délègue le
pouvoir selon son inclination. Il a une présence qui est incontestable
et le très peu dapparitions quil fait à lextérieur
de la Cité interdite ne changent rien à son renom: il
est perçu comme une sagesse omnisciente à travers tous
les royaumes. Loracle est secondé dans ses fonctions par
le Conseil des mages; le nombre de mages qui en font partie, la magie
quils pratiquent et leur niveau de pouvoir varient avec les périodes.
Il nexiste pas dautre classe dirigeante ni de noblesse comme
dans les autres royaumes, et aucun titre nest héréditaire.
Afin de décourager les éventuelles invasions, Arturia
investit dans ses habitants et dans la recherche de connaissances; deux
choses qui sont concrètement impossibles à conquérir.
En plus des obstacles géographiques qui assurent la défense
du royaume, Arturia a une flotte impressionnante qui bloque le seul
accès possible à son territoire: la voie maritime.
En ce qui concerne le gouvernement des cités-état, chacune
est entièrement indépendante de gouvernement. Entre autre,
chaque cité a une milice pour assurer la sécurité
de ses habitants. En fait, le pouvoir physique du cercle des mages et
de loracle sétend uniquement sur la Cité interdite,
résidence du conseil et siège du pouvoir situé
dans la ville dAntillia.
Beaucoup de rumeurs courent sur les activités du Conseil des
mages, beaucoup de rumeurs et beaucoup de craintes. Bien quon
croit que ce royaume na pas de projet expansionniste, les entités
comme les ministères de linformation et du recrutement
font craindre plus dun dirigeant politique. Or, par le passé,
les Sommetiens nont pas hésité à empoisonner
des seigneurs rivaux ambitieux et curieux; maintenant, même lEmpereur
y pense à deux fois avant de sintéresser au monde
des magiciens.
Les croyances populaires accordaient aux Sommetiens la réputation
de voleurs denfants et beaucoup de mères classaient les
sorciers noirs dArturia dans le même livre que les trolls
et les vampires. Comme toutes les légendes, elle aussi tient
un peu de la vérité: à Arturia, le recrutement
des futurs mages passe aussi par la recherche denfants avec un
don exceptionnel pour la magie.
Religion
La religion est un concept dépassé en Arturia. Bien
que dans des régions plus reculées, Sator ait une place
limitée, la pensée que la magie et le savoir sont à
la portée de tous rend caduques tous les principes de toutes
les religions. Les prêtres ou templiers qui tirent leur pouvoir
de la prière sont rien de moins que des mages qui signorent.
La religion nest quun outil utilisé par les chefs
religieux afin de diriger et de contrôler population et noblesse.
Aucune religion nest persécutée dans les sommets,
mais les suivants de Strages reçoivent le sort qui est réservé
aux diabolistes. En général, la croyance religieuse est
perçue comme un signe dignorance flagrante.
Population
Beaucoup de choses font de la population dArturia une population
à part. Dabord parce que la religion est si peu présente,
mais aussi parce que les habitants sont tous alphabétisés.
En effet, il figure parmi les devoirs des citoyens denseigner
à lire et à écrire à ses enfants, afin de
les soustraire au blâme de lignorance qui est si répandu
dans les autres royaumes. En outre, les unions sont peu nombreuses à
Arturia et les naissances se limitent à une ou deux par famille.
Chez les Sommetiens, la distinction se base essentiellement sur le
niveau de connaissances et, à ce titre, les sciences, la littérature
et la philosophie sont les plus estimées.
« La qualité de lindividu triomphera de la quantité
» fut une révélation de loracle il y a quelques
siècles. Cette doctrine, présente dans la population,
provoque une farouche compétition et nombre de rivalités
internes, principalement entre les mages qui veulent se démarquer
en société. Car la classe dirigeante est formée
de ceux qui pratiquent la magie, mais, en dehors du cercle, les mages
sont des habitants comme les autres. Pareillement à tous les
royaumes, Arturia a son compte de commerçants, de guerriers et
dartisans. Lapprentissage de la magie est cependant estimé
dans la société et réservé à ceux
qui peuvent se le permettre. Toutes les magies sont enseignées,
sauf la magie démoniaque, qui est interdite, sous peine de graves
répercussions par le Conseil des mages.
On appelle les habitants des Sommets dArturia les sommetiens
ou les sommetiennes.
Les Villes
Liloah
Liloah, au sud, est le centre culturel du pays. Fatima, la nouvelle
gouverneure de la cité, place tous ses efforts pour en faire
la plus belle et riche cité du continent. Barde réputée,
originaire des royaumes du Sud, elle vint sinstaller à
Liloah il y a six ans et exerce depuis un an la fonction de gouverneure.
Leffort draconien de Fatima, quoique bénéfique au
développement culturel de la cité, fait que dautres
secteurs sont négligés. Encore perçue comme une
étrangère, nombre de citoyens de lélite nont
pas accepté sa nomination et se basent sur ses faiblesses commerciales
pour la discréditer. Malgré ceci, lOpéra
de Kanda et le Bazar de Hanoa font la fierté des citoyens qui
croient en leur représentante. Aux fortifications de la ville
sont intégrées des sculptures de créatures légendaires,
qui sont moins des sculptures décoratives que des moyens dintimidation
pour décourager déventuels agresseurs.
Tyrael
À la fois port commercial et ville militaire, Tyrael est la
ville la plus animée du royaume. Comme les routes sont difficilement
praticables, toutes les marchandises qui entrent passent par Tyrael.
Le gouverneur Khirael, ancien amiral dArturia, dirige la cité
dune main adroite et ferme. En plus de lInstitut de la marine
et des sciences militaires, Tyrael abrite également le chantier
maritime dArturia. Cest là que les mages semploient
à aider de leur science les mariniers qui construisent les vaisseaux
de la flotte. Si la marine du gouverneur Khirael est moins nombreuse
que celle de ses voisins, elle nen est pas moins redoutable. Les
habitants sont conscients de la position de leur cité et tous
les hommes, dès lâge de quinze ans, font automatiquement
partie de la milice, qui est la plus grande de tout le royaume.
Antillia
Cest un vaste et haut plateau qui a permis à la cité
dAntillias de se développer au centre du royaume. On accède
au plateau de Mirdanne par un souterrain qui fut creusé à
même la roche, jusquau centre de la cité. Autour
de la cité sont les meilleures terres agricoles du pays. Les
habitants dAntillias sont autosuffisants et assez prospères.
Cest lintérieur dAntillia qui protège
la Tour du savoir et la très convoitée Cité interdite.
Cette petite cité possède de fortes défenses magiques
et est interdite daccès sauf à loracle ou
aux personnes désignées par celui-ci. Loracle lui-même
réside dans la Tour du savoir qui est lunique et véritable
centre du pouvoir dans les Sommets. Dans la ville dAntillia, lInstitut
arcane de Libelle et la bibliothèque dÉrédia
font de cette cité le réservoir des connaissances du royaume,
et ce nest pas peu dire. Sil est possible, les habitants
dAntillia sont encore plus érudits que ceux des autres
villes.
Présent
En apprenant la grande expédition que lÉglise
de Sator, lEmpire de Fer et le Royaume du Sud mettaient de lavant,
il devint impératif pour les habitants dArturia de se mettre
de la partie. Le Patriarche de Sator considéra avec beaucoup
de méfiance cette initiative. Loracle devait, évidemment,
savoir ce que lon trouverait de lautre côté
de locéan. Malgré cette méfiance et avec
beaucoup de réticence, Arturia fut invitée à se
joindre à lexpédition. Dautres habitants vont
rejoindre lémissaire des Sommets qui a été
dépêché, car la curiosité est toujours la
roue dengrenage du savoir et des connaissances.
En voyant ce monde, on pourrait croire que les elfes cherchent à
dépasser tous les royaumes, dans tout ce quils font.
Ventelassianas
Géographie
L'est du continent est dominé par la forêt Profonde,
une immense forêt ancestrale qui s'étend de lEmpire
de Fer jusqu'à la mer. C'est le royaume vénérable
des elfes. Partout on y retrouve des petites communautés rurales.
Certaines de ses communautés se sont établies à
même les arbres, d'autres ont construit des habitations magnifiques
qui se mêlent glorieusement à l'harmonie de la forêt.
À louest, Ventelassianas est bordée par lEmpire
de Fer et les monts Noirs. Le reste du royaume est entouré par
la mer de Feu.
Politique
Il y a un roi et une reine des elfes. Ils règnent, depuis Elvelingham,
sur les centenaires passés. Le pouvoir du roi, Ethenalas, et
de sa reine, Hierafana, est absolu et incontesté. Il n'y a pas
de noblesse autre que la famille royale et la religion n'occupe aucun
poste décisionnel. Il y a des chefs de famille qui se rapportent
directement au roi en temps de crise. Mais, en général,
et de façon tout à fait incompréhensible pour les
humains, la structure politique elfique est quasi inexistante; il y
a le roi, l'armée et le peuple, tout simplement.
Religion
Trois dieux sont vénérés chez les elfes: Dimiourgos,
Gigia et Xénos; et un dernier est craint: Skliros. Des prêtres
de chacune des divinités occupent des rôles de sages et
de conseillers dans la société, mais il n'y a pas d'Église
établie. Donc, en général, les prêtres ont
une influence limitée. Dailleurs, en général,
une trop grande piété est vu par les ventelas comme un
obstacle à laccomplissement. Pour eux, la religion est
une démarche personnelle, non une discipline quon peut
imposer et qui doit régir une vie. De par linfluence des
pays du Nord Eorath et Kardeland , il y a bien certaines
communautés qui vénèrent les esprits, mais elles
sont rares et considérées par les elfes plus civilisés
comme arriérées.
Population
La population de ce royaume se concentre surtout dans ces deux immenses
cités, bien que la forêt compte son lot de tranquilles
petits hameaux. Malgré les apparentes différences entre
la vie calme de la forêt et celle animée de la ville, du
plus simple paysan au grand marchand, les ventalas sont très
fiers, sociables et de nature libre. De tous les royaumes, cest
sans doute celui où les hommes et les femmes sont les plus égaux,
de fait, la plupart des couples vivent en union libre et le mariage
est vu comme une pratique déplorable. La vie au royaume des elfes
semble si gracieuse quon sétonne parfois que les
habitants partent de chez-eux; cest que la société
encourage la curiosité envers autrui et la découverte
personnelle. En général, les habitants sont peu matérialistes
et, bien quils chérissent leur confort, cest davantage
parce quils sont un peu hédonistes que par attrait du gain.
On appelle les habitants de Ventalassianas les ventalas.
Les villes
Elvelingham
Nul humain n'a jamais vu Elvelingham, mais les elfes vous diront qu'elle
est plus belle que la beauté elle-même. Elle ne peut être
décrite. Les elfes vous diront aussi qu'elle n'a pas été
construite, mais plutôt, quelle a été cultivée,
et l'est encore aujourdhui, car l'une des merveilles de cette
cité est qu'elle continue, et continuera toujours, de se construire,
se parfaire, changer.
Ses tours sont des pins immenses qui aspirent aux cieux, ses murs
sont des rangs de sentinelles feuillues, ses ponts sont des chênes
qui se sont arqués au gré des architectes, ses palais
et ses demeures sont des saules et des érables argentés,
vides et majestueux. Jardins, habitations et forêts se confondent.
Tout ici témoigne de lart de vivre et de faire des elfes.
Cest le summum de la culture elfique: rien nest laissé
au hasard, tout est érigé pour le plaisir des sens et
témoigne de la recherche de la perfection. Inutile de dire que
les elfes ont une fierté sans borne pour leur cité, ceux
qui y habitent sont heureux, car ils savent que rien à ce jour
négale la splendeur dElvelingham.
Venyadar
Différente, mais tout aussi étonnante, Venyadar est
construite à même l'océan; d'îlot en îlot,
de pont en pont. Ses édifices, faits de pierres blanches, sont
d'un style indéfinissable, fluide et gracieux.
Ici on retrouve des mi-elfes, des humains de toutes les origines et
même, quelques nains. La ville est un important port marin et,
en vérité, la seule vraie porte vers le monde extérieur
dans tout Ventalassianas. Tout le monde est accueilli à Venyadar
et à juste titre; elle se vante dêtre la ville des
sciences nouvelles, des arts et de la philosophie. Cest ainsi
que la ville attire beaucoup de peuplades de tous les horizons et de
toutes les religions. Les habitants de la cité sur la mer (elfes
et non-elfes) prêchent la liberté individuelle et la réalisation
de soi comme doctrine de vie. Beaucoup sont des sages ou des philosophes,
mais il y a aussi bon nombre de savants, de marchands et dartistes
en quête de mécènes.
La cité est régie par un conseil formé de citoyens
respectés; la majorité sont elfes, mais on y retrouve
quelques humains honorables. Ce conseil se rapporte au roi dElvelingham.
Présent
Le royaume est en paix depuis plusieurs siècles et les luttes,
sil y en a, se jouent sur le plan des ententes commerciales et
diplomatiques. Les elfes sont très actifs en politique externe,
ceci, ainsi que leur nature curieuse et fière leur fournit de
multiples raisons daller à la découverte du nouveau
continent. Pour eux, il semble idéologiquement inconcevable de
ne pas prendre part à la découverte de ce nouveau continent.
On dit que ses sables blancs continuent éternellement, que
le soleil ne sy couche jamais, que leurs femmes sont les plus
belles du monde.
Le Califat du Sud
Géographie
Le sud du monde est un immense ruban de sable qui se déroule
le long de la mer jusquà locéan Antique, à
lest. Cest le Royaume du Sud. Auprès de cette apparente
sécheresse, le territoire est sillonné par trois fleuves
immenses, de magnifiques cours deau qui vont se jeter dans la
mer Intérieure. Les six grandes villes se situent tout près
de ces fleuves et sont pratiquement les seuls emplacements humains denvergure.
Au nord-ouest, le canyon de Kanda, infranchissable, limite laccès
aux sommets dArturia. Isolé, les plus proches voisins des
Erehalains sont les barbares des Contrés, dont le territoire
commence tout à louest, où se terre le soleil. La
capitale du Califat se situe au delta du grand fleuve Mersa, cest
la grande cité dAphis. Au sud, après les dernières
communautés, on dit que le désert Alfaya continue éternellement.
Politique
Même si la politique dans le Royaume du Sud connaît présentement
une stabilité relative, le système gouvernemental a connu
de grands changements depuis son insertion. Certains postes qui étaient
anciennement symboliques sont maintenant des fonctions puissantes, et
linverse. Une chose est sure: dans la monarchie el-erehalien,
rien nest invariable. Cest pourquoi la politique au sud
est le théâtre dintrigues longues et complexes entre
une centaine dacteurs.
Le calife Sidi Amar IV a trente-huit ans et il règne depuis
seize ans. Cest un homme très puissant ayant toutes les
richesses de son monde à sa disposition. Il est adoré
par la plupart de ses sujets, surtout parce que son règne coïncide
avec une des périodes les plus paisibles et fortunées
de lhistoire du Califat. Il projette limage dun homme
fort, mais juste, dun homme raisonnable, mais passionné,
dun homme joyeux, mais éduqué, bref, dun dirigeant
parfait. En vérité, il sintéresse de moins
en moins à ladministration de son Califat. Il délègue
de plus en plus à son vizir et se consacre aux philosophes et
aux hommes de lettres. Il sintéresse tout particulièrement
aux sciences ces jours-ci, et cest pour cela que le nouveau continent
lintrigue spécialement.
Le vizir Djebel voit ses pouvoirs augmenter ces jours-ci. Il prend
de plus en plus de place au sein du gouvernement, une place quon
lui laisse, et cest présentement lhomme le plus puissant
du pays. Chaque année, la classe bourgeoise prend de plus en
plus dimportance dans la société car le Vizir tient
à leurs supports et leurs conseils.
Le Vizir est la personne responsable de la bonne administration du
pays. Sous lui, un conseil de quinze représentants siège.
Ceux-ci sont des chefs provinciaux, élus de façons différentes
par le peuple de leur région dorigine. Chacun des conseillers
a un titre formel différent. LÉglise, qui est tranquillement
en train de perdre de linfluence dans ladministration du
pays, possède quand même quelques postes clés au
sein du gouvernement.
Traditionnellement, larmée a aussi son rôle à
jouer, mais actuellement, ses pouvoirs tendent à diminuer au
profit de la classe bourgeoise, ce qui déplaît particulièrement
au représentant du peuple derka. La classe noble, comme les autres,
cherche à faire valoir ses droits et à acquérir
du pouvoir.
Religion
Le Califat du Sud est le seul royaume à vénérer
Dolus comme une divinité au même titre que les autres.
Plus encore, ils en ont fait leur dieu et lÉglise de Dolus
est maintenant établie de plein droit dans la politique et la
vie spirituelle du royaume. De façon générale,
on peut dire que les myriades de sous-cultes qui se sont créés
autour de Dolus comblent laspiration religieuse des habitants
du Califat, qui sont réputés pour leur grand mysticisme
et leur dévouement à la spiritualité. Néanmoins,
il y a ici une place pour tous les autres dieux, autant ceux des Impériaux
que ceux des elfes, que Mithera ou même le culte de lAncienne
Foi. Cette ouverture face à la religion est distincte des gens
du Sud, qui croient que toutes les croyances sont estimables et à
ce titre, ils sont les seuls à respecter lathéisme
du peuple dArturia.
Cette ouverture est plus ou moins grande selon les régions du
Califat et les villes ou lÉglise de Dolus est en puissance
démontrent apparemment une moins grande tolérance.
Population
Le calife Sidi Amar IV peut retracer ses origines jusquaux grands
conquérants des déserts qui ont proclamé le Califat
dEl-Erehala comme le leur il y a plus de 200 ans. À cette
époque, les habitants du désert formaient plusieurs communautés,
qui sont aujourdhui regroupées dans les cinq grands peuples
du Califat: les Derkas, les Azheizs, les Agheilains, les Gazeilliens
et les Hertakiens. Malgré leurs différences, les cinq
peuples cohabitent assez bien sur le territoire et savent travailler
de concert pour lenrichissement de leur royaume. Chacun des peuples
reconnaît lacquisition de connaissances, la santé
et la beauté du corps, le respect de lautre, la spiritualité
et la perfectibilité de lindividu comme des valeurs profondes
à leur société. Les esprits éclairés
croient que si les Erehalains avaient bénéficié
dun territoire plus hospitalier et plus fertile, ils auraient
depuis longtemps dominé le monde. En fait, une bonne partie de
leur savoir et de leurs connaissances le domine déjà.
Dans la société dEl-Erehala, les femmes ont les
mêmes droits que les hommes et les mariages mènent à
des unions de forces tant dans la noblesse que dans le peuple. Les habitants
du Califat sont plus tolérants que les autres et, quoique très
dignes, ils savent admettre les forces dun ennemi. Ils sont reconnus
pour être cléments envers leurs alliés, mais redoutables
envers leurs ennemis.
On appelle les habitants du Califat du Sud les Erehalains
Les villes
Aphis
Cette ville vénérable est lune des plus grandes
villes au monde, sinon la plus grande. Cest un centre mondial
commercial avec un port énorme et un marché dans lequel
il est réputé quon peut trouver nimporte quel
item. Cest la capitale du Califat et le Calife demeure dans son
palais, au milieu de ses conseillers les plus proches.
Les cinq grands peuples sont tous présents dans la ville, mais
se sont les Azheiz qui sont les plus nombreux. Longeant les deux rives
du grand fleuve, la ville est réunie en son centre par un énorme
pont qui défie la gravité. Le delta du fleuve offre un
panorama des plus exotiques; couvert de vaisseaux de toutes tailles
aux pavillons multicolores, cette partie de la cité ne dort jamais.
La ville possède tours et grands palais, résidences des
marchands qui sont les vrais princes de la ville. Contrastant avec cette
opulence, on retrouve dans la ville les quartiers les plus pauvres du
monde. Malgré cela, les citoyens paraissent satisfaits de leur
sort, à tout le moins, ils ne sen plaignent pas. Tous et
chacun sont particulièrement fiers de leur ville et de leur patrie.
Hekmet
Sur les rives du fleuve Tobruk se trouve la deuxième ville
la plus importante du Califat: Hekmet. Les habitants sont pour la plupart
des Agheilains, mais chacun des peuples est présent en quantité
moindre. Le dirigeant de la ville est un noble agheilain, il se nomme
Osman Radjah, cest un homme savant, respecté pour ses connaissances
en médecine et en alchimie. La famille Radja est originaire de
Hekmet et a porté de nombreux représentants agheilains.
Centre culturel et scientifique du Califat, tout lettré digne
de ce nom va y faire un séjour dans sa vie. Malgré la
présence de Antillias et de Venyadar, Hekmet conserve sa place
pour la simple et unique raison quelle réunit tous les
grands penseurs du Royaume du Sud. Comme le territoire ne pouvait pas
suffire à sa population nombreuse, les constructions ont été
effectuées en hauteur et il nest pas rare de voir des édifices
de quatre ou même cinq étages. Donc, Hekmet possède
les tours les plus hautes du monde et dénormes palais,
qui sont surtout ornés de livres précieux et rares.
Hafud
Capital des terres Gazeilliennes, Hafud se trouve au delta du fleuve
Sadra. Ville hautement commerciale, Hafud possède un port et
un marché florissant. De plus, elle est réputée
pour les produits de luxe qui y sont fabriqués chaque jour: tapis,
fumoirs, horloges, bijoux, etc. Les Halfudiens ont une tradition de
métier dart respectable et, bien quils tirent un
réel plaisir à la création, les uvres servent
surtout à lexportation. Présentement, la ville est
administrée par une famille bourgeoise importante, les Mouhadys,
qui sont surtout reconnus pour la richesse quils ont accumulée
avec leurs exportations de soies et de parfums.
La liberté de pratique religieuse présente dans le Califat
a donné naissance à plusieurs cultes rattachés
à Dolus et cest ici quon en retrouve le plus grand
nombre. Il y a des temples extravagants et étranges partout à
lintérieur des murs. Les habitants de Hafud vivent surtout
du commerce, se réservant une vie plus simple, car ils ne peuvent
pas tous soffrir les luxes quils exportent.
Badia
Centre religieux du Califat, les dévoués de Dolus ont
choisi cette ville comme leur résidence principale. Cest
le centre du pouvoir de lÉglise officielle et, à
ce titre, la liberté des habitants est souvent moins respectée
quailleurs dans le Califat. Moins peuplée que les autres
villes, cest la ville la plus multiculturelle, car aucun peuple
ny est présent en majorité. Située au bord
de locéan Antique, sur la côte est du pays, elle
est immensément riche et lopulence des quartiers religieux
dépasse en luxe nimporte quelle ville au nord de la mer.
Un important commerce de perles, qui se nourrit à même
les eaux profondes de la mer, contribue à lenrichissement
des habitants, mais davantage à celui des dirigeants de la ville.
À tous les trente-six ans, la ville est envahie par tous les
habitants du Califat à loccasion de la grande fête
du pèlerinage de Rahman, célébration religieuse
qui séchelonne durant près dun mois. Rahman,
le prophète, est célébré par tous comme
le guide spirituel des peuples du Sud. Les gens qui ont choisi de passer
leur vie ici sont pieux et pacifiques.
Gazala
Dans létendue des dunes du désert Alfaya, sur
les rives bleutées du fleuve Mersa, se dresse la capital du peuple
derka: Gazala. La ville, qui réunit la plus forte majorité
du royaume par sa concentration de Derkas, est la moins multiculturelle.
Ceci se fait beaucoup sentir dans la tradition militaire commune à
la population qui reflète les goûts et les murs des
Derkas. En outre, on y retrouve les ordres de guerriers religieux et
de templiers qui se sont formés autour de la foi de Dolus. Depuis
toujours, la ville est gouvernée par la famille militaire Hissan
dont le chef actuel est le fier et très autoritaire Sidi Azhoum.
Depuis sa prise de pouvoir, il y a vingt ans, les relations de Gazala
avec les autres villes et les autres peuples se sont beaucoup détériorées.
Cest une ville peuplée de gens fiers et revendicateurs
qui se voient comme la pierre dassise du pouvoir de leur calife,
car lhéritage derka coulait dans les veines du premier
calife. Des années se sont écoulées depuis la consolidation
du pouvoir et Sidi Amar se voit autant comme le calife des Derkas que
comme celui des autres peuples de son royaume.
Keblah
Troublante et mystérieuse, un conte relate que Keblah sest
érigée en une nuit, avec le sable de la rive du fleuve
Tobruk, qui a donné une teinte rougeâtre à ses murs.
Cest la Capitale de la nuit, la ville du peuple hertakien. Les
rues étroites qui serpentent entre les maisons de plaisirs et
de jeux cachent des crimes qui disparaissent avant le lever du jour.
Même sils sont condamnés par lÉglise
de Dolus, les habitants de Keblah sont attachés à cette
vie nocturne, excitante et exotique, et la cité demeure très
populeuse. Même si elle est encore, en principe, sous la gouverne
du prince Kadbel Ceuta, personne ne reconnaît plus ce fait depuis
quil a disparu subitement, disgracié par ses conseillers.
On murmure quil serait peut-être mort, mais personne nen
est trop certain. Actuellement, cest sa première conseillère,
la bourgeoise Leïla Ferradji, qui administre la ville et personne
ne sen plaint. Les changements subits de pouvoir sont fréquents
dans Keblah et les officiers de justice, les uns tout aussi corrompus
que les autres, ferment les yeux sur les vices de la ville en échange
de compensations généreuses.
Présent
Personne naurait pu dissuader le calife Sidi Amar dentreprendre
ce voyage aux confins du monde. Dès quil a appris lexistence
de ce nouveau continent, de grands vaisseaux se sont construits dans
le port dAphis et bientôt, toute une flotte. La rumeur sest
répandue comme une tempête de sable et bientôt, tout
le monde savait que cette expédition se préparait. La
richesse, laventure, les connaissances; toutes les raisons sont
valables pour prendre part à lentreprise qui sera, si Dolus
le veut, la plus grande de tous les temps.
Le monde entier a tremblé lors de leurs dernières apparitions.
Kalderland
Géographie
Il y a une île, un royaume, un monde au nord de la grande mer.
Isolé dans ses flots de glaces et ses tempêtes incessantes,
le royaume de Kalderland existe comme une rumeur, un cauchemar pour
certain, depuis que lhomme est. Ici on vénère le
vent, le froid et le sang. On implore les dieux pour quils nous
épargnent des rigueurs des hivers interminables et on les invoque
pour quils nous prêtent leurs forces lorsque, au printemps,
on embarque sur nos Drakkars pour piller nos voisins et nos ennemis.
Politique
Ici, chaque village est un royaume et un empire, chaque chef est un
roi. Les guerres viennent au printemps et cessent à lautomne.
Parfois, des grands chefs dominent plusieurs villages pour quelques
années. Ces empires sont de courte durée. Il fut un temps
ou un Haut-Roi régnait de façon suprême. Ce temps
a été oublié.
Religion
Kalla, la Mère au printemps, déesse de fécondité
et de fertilité. Cest elle que lon prie pour la semence
et la prospérité. Morfar Smider, lété,
le Créateur et le Père. Cest sa force que lon
implore pour vaincre nos ennemis. Skuggan le Sombre, lautomne.
Il amène lesprit de nos morts et il nous protège
des esprits malveillants qui se cachent dans lombre. Grym le Cruel,
lhiver. On le supplie, on le cajole et on verse du sang en son
nom afin de lapaiser, quil nous épargne pendant les
longs hivers.
Ce sont les shamans, hommes et femmes, qui gardent les secrets des
dieux et qui guident le peuple dans leurs rites religieux.
Population
Chez nous, les hommes doivent se montrer fiers sils veulent
vivre. Les faibles sont bannis des clans. Les femmes, comme les chevaux
et les terres, se gagnent. Le plus fort, cest celui qui sait protéger
son bien. Le plus rusé, cest celui qui peut prendre le
bien de lautre. La richesse de quelquun et sa force se mesurent
à ses terres et à ses biens. Mais celui qui a une descendance
forte est choyé des dieux. Tout le monde doit savoir se battre
et chercher sa nourriture. Ceux qui ne savent pas sont ceux qui sont
choisis pour parler aux dieux ou pour contrôler les forces.
On appelle les habitants de Kalderland, les Kalders.
Présent
Les barbares de Kalderland pillent le monde connu depuis des millénaires
et continuent de le faire. Ils ne se mêlent pas aux affaires de
ce monde. Ils connaissent lexistence du « nouveau »
continent depuis des siècles. Ils lévitent, cest
pour eux un endroit damné et maudit. Ce peuple, qui na
peur de rien, a peur de ce nouveau continent. Ceux qui sy retrouvent
malencontreusement se sont fort probablement échoués sur
sa rive après une vilaine tempête.
Terra Nova
Il y a quatre ans un navire Impérial fît la découverte fortuite d’un nouveau continent. Le premier lieu d’abordage fut sommairement exploré. Ils y trouvèrent quelques vestiges d’une ancienne civilisation mais aucuns indigènes. Les navigateurs Impériaux retournèrent annoncer leur découverte à l’Empereur et ses conseillers.
Il y a trois ans trois une expédition Impériale se rendît de nouveau à ce nouveau continent qu’on nomma Terra Nova dans la langue ancienne. Cette première expédition de colonisation fut composé majoritairement d’Impériaux mais il y avait aussi quelques braves représentants des autres grands royaumes. En tout, trois navires entreprirent ce long voyage. Il y avait des missionnaires de Sator, des troupes armées et des colons.
Un an plus tard, une autre expédition de colonisation entreprît le périple. En route, deux des trois navires sombrèrent sous les eaux sombres de l’océan suite à une terrible tempête. Les fortunées qui survécurent à la tempête firent l’horrible découverte, dès leur arrivé, que la première expédition de colonisation avait pratiquement été anéanti par les indigènes locaux, les Girkas, et par de monstrueux hommes lézards, les Iskaïs.
Depuis deux ans, ces braves colons tentent aussi bien que mal de survivre. Le chemin du retour leur est maintenant prohibé, le coût imposé par les navires marchands pour un passage de retour étant exorbitant. Chaque mois amène d’autres âmes aventurières. Ils arrivent par bateau ou par d’autres chemins moins explicables mais leur lot est le même; survivre à tout prix.
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